ARTE Reportage – Japon , Russie , Libye

http://videos.arte.tv
(France, 2011, 42mn)
ARTE

Le Japon malade du nucléaire
Depuis quelques jours, dans un Japon à nouveau meurtri, les survivants d’Hiroshima, font entendre leur voix.
Les « Hibakushas » étaient quasiment les seuls anti-nucléaires du pays, mais aujourd’hui, leur parole entre en résonance avec les inquiétudes des Japonais dans leur ensemble.
Ce reportage, à la rencontre d’un Japon de plus en plus inquiet, débute au centre de traitement contre les radiations de cette ville, qui va recevoir les irradiés de Fukushima… Il se poursuit, à Kaminoseki, où la population se mobilise fortement contre un projet de centrale nucléaire, puis à Kobe, ville martyre du tremblement de terre de 95 et à Hamaoka, où se trouve une centrale nucléaire touchée par le dernier séisme et ses répliques, mais loin d’être détruite comme Fukushima. Cette centrale est la plus controversée du Japon : elle a été construite selon les spécialistes sur l’épicentre du futur « big one »…
Ce périple s’achève au plus près de Fukushima, toujours très instable. L’équipe d’ARTE Reportage tente de comprendre les questions que se posent aujourd’hui les Japonais en matière d’avenir nucléaire. Des Japonais qui, jusqu’à présent, entre pragmatisme et discipline, en avaient accepté la nécessité.

Russie : Ozersk, ville secrète nucléaire
Vingt ans après la dissolution de l’URSS, deux millions de Russes vivent encore au secret, comme à l’époque soviétique, dans 42 villes closes dites « ZATO ». Des villes liées à l’industrie militaire ou à la production d’énergie nucléaire.
Reliquat de l’époque soviétique, les habitants, soumis à des règlements particuliers pour tous leurs déplacements, se voient pourtant comme des privilégiés, protégés du monde par de hautes grilles. Mais d’autres se battent contre un système qui maintient le secret autour d’installations nucléaires déficientes, au mépris des populations locales, et de l’environnement.
Ozersk et son complexe Makak forment un bel exemple. La région de Mayak, qui produisait tout le plutonium de la guerre froide, est aujourd’hui une poubelle nucléaire. Protégée par son statut de ZATO.
Le secret est tel qu’il a permis d’occulter, pendant près de 30 ans, le premier accident nucléaire au monde : l’explosion en 1957 d’une cuve de déchets, suite à une panne du circuit de refroidissement. Le nuage radioactif avait alors affecté près de 300 000 personnes, sur 23 000 km²… 22 villages avaient été évacués.
50 ans plus tard, les victimes et les « liquidateurs », obligés à nettoyer la région, attendent toujours de l’aide. D’autres sont irradiés jour après jour par les émanations des usines de retraitement d’uranium de Mayak. Et la population est sans défense.
Nadiejda y a fondé Planète Espoirs, pour défendre les droits à la liberté et à un environnement décent pour les gens de la région. Et elle défend les victimes des restrictions à la circulation comme celles de la radioactivité.

Temps de Pose : Libye : des sandales et des canons
Philip Poupin est né dans l’Ouest de la France en 1982. Il apprend la photographie en autodidacte. Lorsqu’il propose en 2004 à l’Institut de Géopolitique de réaliser un mémoire de maîtrise sur la guerre du Darfour en cours, on le croit fou. Cependant quelques mois plus tard, il revient avec son enquête et son premier reportage photographique sur les jeunes guerriers du Darfour. Reportage qui lui vaudra de recevoir le Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant. En 2005, il part pour la Cisjordanie et Gaza, réalise un photoreportage sur les «Mahadjirines» au Tchad pour le Figaro Magazine, un autre sur l’esclavage au Niger pour Paris Match et un documentaire TV « Darfour, l’enfer oublié » pour ARTE. En 2006, après avoir suivi en France le mouvement anti-CPE, il part pour la Cisjordanie puis l’Afghanistan où il travaille pour le New York Times et le magazine américain US News and World Report. L’année suivante, il franchit l’Atlantique voir ce qui constitue la réalité de l’Amazonie, son trafic de bois illégal et ses mines d’or. Perrine Poupin – février 2008
Distribué par l’agence de presse photographique Cosmos, Philip Poupin vit actuellement à Kaboul où il collabore avec l’ensemble des titres de la presse française et étrangère.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s