Des Nouvelles de l’Iran

Pour http://ddc.arte.tv

DL : DF , CK , MF

République islamique, discours nationaliste, ressources pétrolières, seuil nucléaire, l’Iran est l’objet de discours passionnels. À l’opposé, les cartes offrent une vision plus rationnelle du pays et permettent de mieux comprendre son contexte politique, économique et stratégique. Le Dessous des Cartes propose donc d’explorer une nouvelle fois cet État complexe, situé au carrefour du Moyen-Orient et du monde indien.

Lectures

L’Iran chiite et les Arabes
François Zabbal, Abolala Soudavar, Michael Barry, Christian Jambet, Yann Richard, Sabrina Mervin et Pierre-Jean Luizard
QANTARA NUMÉRO 75 – Institut du Monde arabe
« Le dossier de ce numéro de Qantara, magazine trimestriel des cultures arabes et méditerranéennes, est né de la conviction que l’antagonisme qui dresse aujourd’hui l’un contre l’autre un Iran chiite et un monde arabe majoritairement sunnite ne s’explique vraiment qu’en se tournant vers le passé proche et lointain.
Certes, les luttes sanglantes qui opposent sunnites et chiites en Irak depuis 2006, et les rivalités qui sont apparues au grand jour au Liban entre ces deux communautés peuvent s’appréhender grâce à la science politique.
Mais le risque est grand de tenir pour immuables des expressions qui recouvrent en fait des réalités mouvantes, telles qu’être arabe ou iranien, ou encore chiite.
Il suffit de remonter le temps pour constater que les choses étaient quelque peu différentes. Ainsi le lecteur qui plongerait dans l’histoire des premiers siècles de l’Islam serait surpris d’apprendre que l’entourage des califes se composait souvent de fonctionnaires et de savants qui faisaient plus ou moins ouvertement profession de chiisme. Ou encore que la renaissance iranienne du Xe siècle se fait sous l’égide d’un pouvoir sunnite.
Les articles proposés ont permis de montrer que l’association étroite entre l’Iran et le chiisme est datable : elle remonte au XVe siècle et elle aboutit à une “chiitisation” de l’Iran avec la création d’institutions cléricales originales, et en contrepartie à une “iranisation” des chiites arabes, tout au moins dans la perception qu’en ont les Turcs ottomans et les Arabes sunnites.
Pour autant, le dossier est loin d’épuiser la question. En amont, la part de l’Iran dans la formation de l’Islam comme civilisation, culture et système de croyance est un sujet à peine effleuré : il est inépuisable. (…)
En fin de compte, c’est la vision ethnique de l’histoire et de la religion qui est en jeu. C’est elle qui s’est imposée et qui oriente aujourd’hui encore, et plus que jamais, la perception de l’Islam.« 
Extrait de l’éditorial.
Pour commander cet ancien numéro :
Le numéro 84, en kiosque actuellement, est consacré aux identités alimentaires et ses interdits depuis Moïse jusqu’à nos « fast-food » actuels .
Fin octobre 2012, le numéro 85 sera consacré à « La fin des Andalousies et au conflit des universalismes ».
Qantara signifie en arabe « le pont », « l’arche », « la passerelle ».
Ce magazine trimestriel à vocation culturelle se double d’un projet conçu par Yannis Koïkas et coordonné par les directeurs de l’Institut du monde arabe :
« Qantara, Patrimoine méditerranéen, Traversées d’Orient et d’Occident ».
Rassemblant les directions des Antiquités et du Patrimoine de neuf pays partenaires (la France, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, le Liban, l’Egypte et la Syrie), le projet Qantara, Patrimoine méditerranéen, Traversées d’Orient et d’Occident a permis la réalisation d’une base de données consultable sur Internet et proposant une vision transversale du patrimoine culturel méditerranéen.
Le propos ne se limite cependant pas au patrimoine des pays partenaires mais concerne bien l’ensemble de la production artistique des pays du littoral méditerranéen. Des développements continus de la base sont menés à cette fin.
Deux cents historiens, chercheurs et conservateurs, spécialistes des arts de l’islam mais également du Moyen Âge européen, et plus particulièrement de régions stratégiques dans les échanges Nord-Sud comme l’Espagne, la France, la Sicile et l’Italie, la Grèce et les Balkans ont permis cette analyse transversale.
Un site Internet, un livre et une exposition multimédia itinérante, en quatre langues, offrent au grand public une ouverture sur cette histoire seconde, celle du patrimoine matériel et artistique, qui surclasse les antagonismes classiques entre mondes musulman et chrétien, et transcende les différences entre Orient et Occident.
Enfin Qantara, le pont a inspiré l’initiative du site : de.qantara.de/ en allemand, en anglais et en turc, qui a pour vocation de développer la compréhension et le rapprochement interculturel.

Agenda

Visa pour l’image 2012
Perpignan
Du 1er au 16 septembre 2012 (semaine scolaire : du 17 au 21 septembre)
Perpignan est depuis vingt-quatre ans le rendez-vous annuel des photojournalistes du monde entier, qui comme le rappelle le président de l’association Visa pour l’image-Perpignan, Jean-Paul Griolet : « sont les artisans de cette liberté d’expression qui seule peut nous aider dans notre recherche de vérité (…). Seule une presse diversifiée, plurielle et libre nous évitera de sombrer dans l’obscurantisme, l’extrémisme et toutes ses conséquences, en nous montrant le travail des photojournalistes.« 
Jean-François Leroy, fondateur et directeur de Visa pour l’image,  rappelle que le travail des photojournalistes, au prix quelquefois de vies dramatiquement perdues (Rémi Ochlik, Marie Colvin, Gilles Jacquier), permet de découvrir « des sujets incroyables, des témoignages extraordinaires, des histoires poignantes (…), le monde tel qu’il est. »
En contrepoint et non sans humour, Jean-François Leroy cite ce « tweet » : «Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis. Le réveil va être difficile ! » (retrouvé sur :
http://twitter.com/Tiersmonde/status/192910281406545920 )
Expositions, projections, rencontres et forums, décryptages des métiers, nouvelles technologies et remises de prix (dont celui de l’Association nationale des iconographes : www.ani-asso.fr/) rempliront généreusement le temps de cette nouvelle édition.
Les élèves et leurs enseignants, accueillis durant tout le festival, bénéficient d’une semaine spéciale, du 17 au 21 septembre, durant laquelle les expositions restent ouvertes et commentées par des professionnels.
La participation des établissements scolaires confirme l’ambition du festival Visa pour l’image de constituer un espace pédagogique privilégié, qui enseigne comment déchiffrer les médias.
Ambition soutenue par le Centre de liaison de l’éducation et des médias d’information (www.clemi.org) organisme du ministère de l’Éducation nationale.
L’ensemble du programme et des manifestations sur le site : www.visapourlimage.com/
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