Fukushima : vers une contamination planétaire ?

Source : http://www.france3.fr

Trois ans après la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, une autre catastrophe se profile. Sanitaire celle là. Les premiers cas de cancer sont apparus. 26 déjà, tous chez des enfants de 0 à 18 ans. Plus d’une trentaine de cas sont suspects, et des dizaines de milliers d’enfants n’ont pas encore été testés. Le gouvernement tente de minimiser l’ampleur du drame. Mais les familles s’angoissent, et des mères sont en colère. La contamination s’étend, au-delà du Japon.

Tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminée sont déversées dans le Pacifique. Sur les plages de Californie les chercheurs, témoins de l’arrivée quotidienne de déchets du tsunami sur leurs plages, tentent par tous les moyens d’alerter les autorités. Les scientifiques du monde entier redoutent les effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du pacifique continuent à être consommés sans aucun contrôle : un laboratoire d’analyses suisse vient de découvrir du césium 131 et 134 dans des barquettes de poisson dans un supermarché, ou dans du thé vert venant du Japon !!

Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ?

Enquête sur le premier scandale nucléaire de l’ère de la mondialisation.

Un documentaire de 52′
de Lionel de Coninck
Une production Code 5
avec la participation de France 3

Armes chimiques sous la mer

Réalisation : Nicolas Koutsikas, Eric Nadler, Bob Coen
25/02/2014

Source : http://www.arte.tv
Source : http://future.arte.tv
English : Chemical weapons under the sea


Cachées depuis des décennies, les décharges d’armes chimiques sous-marines livrent un peu de leur secret grâce à cette enquête : un scandale militaire hérité de deux guerres mondiales et une véritable menace pour l’homme et pour l’environnement.

Plus d’un million et demi de tonnes d’armes chimiques non utilisées gisent sur les fonds marins de la planète. Encore s’agit-il d’une estimation, puisque le secret défense qui les entoure à travers le monde empêche toute évaluation précise. Les poisons qu’elles contiennent (gaz moutarde, gaz sarin, arsenic…) s’échappent lentement, inexorablement, des fûts corrodés par des décennies d’immersion. Ces armes sont l’un des terribles héritages des deux guerres mondiales. Jusqu’au début des années 1970, avec un pic entre 1917 et 1945, les armées des grandes puissances ont systématiquement déversé leur arsenal chimique quasi indestructible au fond des mers, dans les lacs ou l’ont enterré. À la conférence de Potsdam, en 1945, les Alliés rassemblent l’ensemble des armes chimiques collectées chez les belligérants et les immergent en mer Baltique, dans l’Atlantique Nord, dans l’Adriatique et dans la Méditerranée (non loin de Saint-Tropez notamment). Les fonds marins au large du Japon et des États-Unis, ainsi que l’océan Indien, sont également concernés.

Bombes à retardement

Des documents déclassifiés et des recherches indépendantes, sur fond de progrès scientifique et technologique, ont permis  de lever une part du secret qui entoure ces décharges. Depuis quelques années, en Italie, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada ou au Japon, des individus se battent pour localiser et éliminer ces bombes à retardement. Mais les obstacles sont colossaux : la dissimulation et l’imprécision des archives, le secret militaire, le coût des opérations de nettoyage et la crainte de nuire à la pêche ou au tourisme. Il est donc difficile d’évaluer l’ampleur de la menace qui pèse sur les populations et sur les écosystèmes, d’autant que les États font la sourde oreille. L’espoir vient d’une poignée de scientifiques qui ont saisi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques afin qu’elle s’empare du problème. Ce documentaire captivant, nourri d’interviews et d’images d’archives, passe en revue les zones à risque et montre que des solutions sont possibles pour nettoyer les décharges. À condition que les États acceptent d’y mettre le prix.

Repères historiques

22 avril 1915  : L’Armée allemande fut la première à lancer une offensive chimique d’envergure, lors de la 2ème bataille d’Ypres en Belgique, en utilisant un gaz chloré.

1917 : Le gaz moutarde devient le « roi des gaz de combat ».

2 décembre 1943 : Début de la plus grande catastrophe chimique en Europe : 105 bombardiers de la Luftwaffe coulent 27 navires américains dans le port de Bari, dont « Le John Harvey », qui transportait une cargaison secrète de 2000 bombes de gaz moutarde. Pour éviter d’offrir aux Allemands une grande victoire sur le terrain de la propagande, les Alliés décident de garder le secret sur la nature des armes. Des centaines de civils italiens ne reçoivent alors aucun traitement lorsque le nuage de gaz envahit leur ville…

17 juillet – 2 août 1945 : à la conférence de Potsdam, les Alliés victorieux concluent un accord : ils se répartissent les stocks de toutes les armes chimiques et décident de les déverser en mer. à l’époque, cette solution paraît la plus simple et la plus sûre. Des immersions d’armes chimiques ont eu lieu en mer du Japon, dans l’océan Indien, en mer Baltique, en mer du Nord, dans l’Atlantique Nord, au large de la Côte d’Azur, en France et au large des côtes américaines et canadiennes.

1970 : Fin des versements en mer des armes chimiques.

1972 : Une loi du Congrès américain interdit le déversement d’armes chimiques en mer.

13 janvier 1993 : Signature à Paris de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction. Elle est entrée en vigueur le 29 avril 1997.

2005 : Début de la construction du gazoduc Nord Stream, qui révèle au grand jour la présence des armes chimiques dans la mer Baltique.

11 octobre 2013 Le prix Nobel de la Paix est décerné à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques. Créée en 1997, elle a supervisé la destruction de 80% des stocks d’agents chimiques déclarés (environ 60 000 tonnes), ainsi que près de 60% des 8 millions de munitions.

12 décembre 2013 : L ‘ONU confirme l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Aux termes de la résolution, toutes les armes chimiques syriennes doivent être détruites avant le 30 juin 2014.

2017 : Date de la levée du secret d’état concernant les immersions en mer aux états-Unis et en Grande-Bretagne.

Les principaux gaz utilisés

De nombreux produits toxiques ont été employés dans les armes chimiques. Ces produits se présentent généralement sous forme de gaz ou d’aérosols largués dans des bombes ou pulvérisés par des avions spécialement équipés.

Parmi les principaux :

L’Arsine ou le trihydrure d’arsenic

Un gaz incolore et toxique, plus lourd que l’air, utilisé par l’armée allemande, en association avec d’autres gaz, dans les obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Diffusé en aérosol assez fin pour passer la barrière des filtres des masques à gaz, il forçait les soldats à tousser, éternuer ou vomir. Poussés à ôter leur masque, ils respiraient alors d’autres gaz mortels libérés par les obus. Dans la mer, les armes chimiques à base d’arsenic se décomposent en arsenic inorganique, qui est toxique.

Le chlore

Utilisé lors de la première attaque chimique en 1915, le chlore est un puissant agent irritant qui peut infliger des dégâts aux yeux, au nez, à la gorge et aux poumons. À haute concentration, il peut causer la mort par asphyxie.

Le gaz moutarde

Il s’attaque à tous les organes du corps, provoquant de fortes brûlures, notamment aux yeux, menant à la cécité. Jusqu’à dix jours après l’exposition, les poumons peuvent être atteints : toux, inflammation, saignements, puis apparition de lésions alvéolaires entrainant une détresse respiratoire, un oedème pulmonaire et la mort. Dans la mer, le gaz moutarde se décompose en soufre, carbone et hydrogène, des éléments chimiques relativement inoffensifs.

Le Sarin

Découvert en 1939 par trois chercheurs allemands à la recherche de meilleurs pesticides, le gaz sarin est une substance inodore, incolore et volatile. Même à très faible dose, ce neurotoxique peut être fatal pour l’homme et l’animal.

Le Tabun

Découvert par hasard en Allemagne en 1936 par Gerhard Schrader, c’est un gaz à action rapide, inodore et incolore, qui s’attaque au système nerveux et respiratoire.

CARTES DES VERSEMENTS EN MER D’ARMES CHIMIQUES :

EUROPE :

NORTH EUROPE :

SOUTH ITALIA / FRANCE :

SOUTH ASIA :

JAPAN / KOREA :

NORTH UNITED STATES OF AMERICA :

PACIFIC :

La pollution de la mer Baltique

Le développement du trafic maritime est néfaste pour l’environnement, et la Baltique est déjà l’une des mers les plus polluées de la planète. En effet, l’intensité du trafic maritime favorise les accidents de navire (matérialisés par des points rouges sur la carte). Ainsi, plus de 700 barils de pétrole en moyenne sont déversés dans la Baltique chaque année. Ensuite, les fonds marins de la Baltique contiennent des milliers de tonnes de munitions et d’armes chimiques, déversées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans les zones cerclées de bleu clair sur la carte.
Source : http://ddc.arte.tv/nos-cartes/mer-baltique-la-mediterranee-du-nord

ACTUALITé CONNEX :http://www.europe1.fr/International/Syrie-le-parcours-de-la-destruction-de-l-arsenal-chimique

Documentaire de Nicolas Koutsikas, Eric Nadler et Bob Cohen (France 2013, 88mn)

Les partenariats public-privé : un marché de dupes ?

Source : http://www.arte.tv
Source : http://future.arte.tv

Face à l’endettement croissant et à la crise des finances publiques, les élus européens ont de plus en plus souvent recours aux partenariats public privé pour la réalisation d’infrastructures. Un marché de dupes ?

Pour leurs grands chantiers et leur mission de service public, les gouvernements européens et les exécutifs régionaux sont désormais confrontés à des restrictions budgétaires drastiques. D’où l’idée d’avoir recours à des entreprises privées pour assurer les prestations nécessaires. Les grandes banques d’investissement et les magnats du bâtiment sont les premiers à profiter de ces partenariats public-privé (PPP). Avec des concessions qui peuvent courir sur une période de trente ans, ceux-ci peuvent s’avérer au final fort coûteux pour les États, donc pour les contribuables. Or les négociations et les accords passés entre les deux parties restent secrets, ce qui, accusent nombre de parlementaires, constitue un grave déni de démocratie. L’ancien rédacteur en chef du Spiegel Stefan Aust et son collègue Thomas Ammann ont mené une investigation approfondie sur quatre projets contestables des deux côtés du Rhin. En France, ils ont enquêté sur la nouvelle Ligne ferroviaire à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui fait la part belle au groupe Vinci et sur la future cité judiciaire des Batignolles, à Paris, qui constitue pour le groupe Bouygues une aubaine. En Allemagne, ils s’intéressent au chantier de la Philharmonie de l’Elbe, à Hambourg, source de polémiques, et aux travaux pharaoniques entrepris sur un tronçon d’autoroute en Basse-Saxe. Un tableau documenté qui donne la parole aux partisans du système des PPP comme à ses détracteurs, à des commissaires aux comptes et à des responsables politiques.

Le principe du ppp

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Alternative Player

Des armes pour le monde

Réalisation: Daniel Harrich
Source : http://www.arte.tv
04/02/2014

En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d’armes importées illégalement, notamment de l’Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine.

Malgré la sévérité des restrictions à l’exportation, un nombre incalculable d’armes à feu sortent illégalement d’Europe chaque année pour finir entre les mains de milices, de magnats de la drogue ou d’enfants-soldats. Dans les régions du monde ravagées par les guerres civiles, les armes issues de ces trafics coûteraient la vie à 500 000 personnes par an. Au Mexique, la guerre contre les cartels de drogue qui fait rage depuis plusieurs années a déjà fait plus de 70 000 victimes : dans ce pays, tout comme en Colombie, au Soudan du Sud ou dans les Balkans, une grande partie du marché noir est alimenté par des fusils d’assaut, mitrailleurs ou pistolets venus directement d’Allemagne. Si dix millions d’armes à feu circulent légalement en Allemagne, les spécialistes avancent un chiffre trois à quatre fois supérieur pour les flux illégaux. Des réseaux tentaculaires qui entraînent dans leur sillage les pires exactions et violations des droits humains – et engrangent des profits colossaux.

Complicités

Qui sont les marchands, les contrebandiers et les hommes de l’ombre qui parviennent à contourner tous les contrôles et à acheminer ces cargaisons jusque dans les zones de conflit ? Que sont devenus les stocks des armées soviétique et est-allemande ? Mais avant tout, les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d’armes international ? Ce passionnant documentaire, qui prend l’allure d’une enquête policière, dévoile la face sombre d’un marché inquiétant et particulièrement opaque, et part à la recherche de complicités souvent très haut placées : douanes, polices et ministères publics.


DL DL

Quels enjeux de sécurité en Asie-Pacifique ?

Source : http://ddc.arte.tv
01/2014
English : What security issues in the Asia-Pacific ?

Depuis 2008 et la crise économique, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé plus encore vers l’Asie-Pacifique, au détriment de l’Europe et de l’espace atlantique. C’est pourquoi le Dessous des Cartes propose un tour d’horizon de cette région du monde, marquée par la montée en puissance militaire de la Chine.

L’Asie-Pacifique : quelle définition ?

L’Asie-Pacifique recouvre géographiquement l’océan Pacifique, l’Asie de l’Est, les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et les îles du Pacifique, notamment la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Fidji. Dans cette acception, cette région représente en 2013 plus d’un tiers de la population mondiale et plus de la moitié du PIB mondial, puisqu’on y trouve trois des plus grandes puissances économiques du monde : les États-Unis, la Chine et le Japon.

Les zones de coopération économique ou de libre-échange

Dans cette région se trouvent de vastes zones de coopération économique ou de libre-échange : l’Asean, qui forme la principale organisation économique, politique et culturelle en Asie du Sud-Est ; l’Apec (Coopération économique de l’Asie-Pacifique) créée en 1989, qui est un forum intergouvernemental regroupant vingt États de la zone, dont on voit ici les capitales plus Hong-Kong ; et enfin, en cours d’élaboration, le Partenariat transPacifique qui pourrait réunir douze États de la zone, mais sans intégrer la Chine.

Les dépenses militaires en Asie-Pacifique

On assiste à une forte intensification des échanges commerciaux entre les États de la région, qui s’accompagne d’un net accroissement des dépenses militaires. Voici les dépenses engagées selon le Sipri, en 2010 puis en 2012, pour les forces armées, la production et le commerce des armes conventionnelles, en Amérique du Nord, en Asie de l’Est et en Océanie. On voit que les dépenses militaires ont doublé en Asie de l’Est au cours des douze dernières années.

L’accroissement des dépenses militaires chinoises

Les dépenses militaires chinoises sont passées de 37 milliards de dollars en 2000 à 166 milliards de dollars en 2012 : elles ont quadruplé ces douze dernières années. Aujourd’hui, la Chine possède le deuxième budget militaire au monde, avec presque 10 % des dépenses militaires mondiales, loin derrière les États-Unis qui en représentent près de 40 %. Pékin affecte ce budget en croissance à la modernisation de son armée, notamment de sa marine.

La projection de la Chine dans l’océan Indien

À l’ouest, la Chine étend ses activités militaires dans l’océan Indien. Car elle dépend des routes maritimes qui la relient au Moyen-Orient et à l’Afrique, pour ses approvisionnements en matières premières, énergétiques et minérales. Or, l’océan Indien est dominé depuis longtemps par des puissances qui ne sont pas de la région, notamment par les marines américaine, anglaise et française.

Lectures

La tentation de l’Orient. Une nouvelle politique américaine en Asie-Pacifique
Barthélémy Courmont
Éditions du Septentrion
01/2010
Présentation de l’ouvrage
L’éditeur canadien donne sur son site une présentation du livre agrémentée de quelques analyses.
À propos de l’auteur
Né en France en 1974, Barthélémy Courmont est spécialiste des questions nucléaires, de la politique étrangère des États-Unis, de l’Asie du Nord-Est et des nouvelles menaces.
Il fut professeur invité à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire par intérim de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Il est aussi chercheur associé à l’Iris et rédacteur en chef de la revue trimestrielle Monde chinois, nouvelle Asie, avec Emmanuel Lincot, directeur de la chaire des Études chinoises contemporaines de la Fasse (Faculté de sciences sociales et économiques/ICP). Après avoir vécu quatre ans à Taiwan, et visité 70 pays, Barthélémy Courmont est depuis septembre 2011 professeur de science politique à la Hallym University à Chuncheon, en Corée du Sud.

L’Asie-Monde. Chroniques sur l’Asie et le Pacifique 2002-2011
Ouvrage collectif, sous la responsabilité éditoriale de Jean-François Sabouret
Éditions CNRS. Collection : CNRS Alpha
09/2011
Présentation
Cet ouvrage dessine le panorama de l’Asie-Monde, en réunissant une centaine de textes de chercheurs et de spécialistes publiés entre 2002 et 2011 sur le site Internet de Réseau-Asie. L’éditeur, Jean-François Sabouret, fait partie de son comité scientifique. Ce livre est une somme savante et accessible sur l’Asie et le Pacifique contemporains, qui rend sensibles les multiples aspects d’un formidable et inéluctable basculement du monde.
À propos du responsable éditorial
Chercheur et auteur, Jean-François Sabouret est par ailleurs membre de la Société française des études japonaises et vice-président de la Commission française nationale/ Comité Sciences de l’UNESCO. Il a aussi dirigé le rapport sur La place de la recherche sur les aires culturelles au CNRS remis en 2010 à l’Institut des sciences humaines et sociales (InSHS).
À propos de l’éditeur
CNRS Editions est une coopérative au service de la communauté scientifique réservée aux chercheurs et universitaires en titre et en poste. C’est une solution alternative au circuit traditionnel du livre avec pour but d’offrir une diffusion efficace du savoir, à l’échelle nationale comme internationale, adaptée aux mutations de la librairie et aux nouveaux moyens technologiques. Le site propose une présentation du livre.
Signalons par ailleurs que Réseau-Asie propose depuis fin décembre 2013, sur le site d’Hypothèses un carnet de recherche RESAP, en prélude à la rédaction d’un livre blanc des recherches sur l’Asie et le Pacifique, administré par Marine Sam et présenté par Jean-François Sabouret.

La Chine : une menace militaire ?
Pierre Picquart
Éditions FAVRE
10/2013
À propos de l’auteur
Pierre Picquart est docteur en géopolitique et en géographie humaine de l’université de Paris-VIII, spécialiste de la Chine et de sa diaspora. Auteur de nombreux travaux sur la Chine traduits dans plusieurs langues et expert pour des États et des organismes internationaux, il est fonctionnaire d’État, auditeur associé à l’Institut des hautes études de la Défense nationale, analyste, conférencier. Il est aussi le fondateur duCentre d’études, de développement et de recherche internationale sur la Chine (Cedric). Expert en 2001 et en 2006 pour la Commission européenne, il a rédigé notamment La Chine dans vingt ans et le reste du monde (Editions Favre, 2011).
Le site de Pierre Picquart donne une présentation de son livre et bien d’autres ressources.
Il expose ses thèses et thèmes sur le site Toute la Chine et, en video, sur les tensions et rivalités ethniques en Chine, sur le site de Géopolis.

Le « pivot » américain vers l’Asie : conséquences sur le système de défense antimissile américain, asiatique et européen
Bruno Hellendorff et Bérangère Rouppert
Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. Collection « Les Rapports du GRIP »
06/2013
Présentation de l’éditeur
Le virage asiatique des États-Unis en matière de politique étrangère découle de multiples considérations quant à la place stratégique croissante qu’occupe, sur la scène internationale, la région Asie-Pacifique et, au sein de celle-ci, la Chine. Les États-Unis ont fait le choix d’un rééquilibrage entre les moyens dont ils disposent, les intérêts qu’ils ont à défendre et la sécurité des territoires et des forces qu’ils ont à assurer. Le « pivot » vers l’Asie-Pacifique montre une ferme volonté de s’engager sur la voie de partenariats multiples, à l’image de celui noué depuis plus de soixante ans avec les alliés européens au sein de l’Alliance atlantique…
Le rapport est téléchargeable gratuituitement sur le site du GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité), centre de recherche indépendant, actif au sein de nombreux réseaux internationaux de recherche. Fondé à Bruxelles en 1979 par Bernard Adam, dans le contexte particulier de la guerre froide, le GRIP a été désigné en 1990, par Javier Pérez de Cuéllar , alors secrétaire général de l’ONU, Messager de la paix, en reconnaissance de « sa contribution précieuse à l’action menée en faveur de la paix« . Les travaux de recherche du GRIP s’articulent autour d’axes tels que « la prévention, gestion et résolution des conflits armés », « la prolifération des armes » ou encore « Paix et sécurité en Asie-Pacifique ». Ce dernier foyer de « recherche et expertise », riches de documents, est sous la responsabilité de recherche de Bruno Hellendorff, avec notamment la chercheuse associée Sophie Boisseau du Rocher et sous la direction de Luc Mampaey.

Le XXIe siècle appelle à revisiter la puissance
Sous la direction de Christian Lequesne (Ceri) et Marie-Françoise Durand (Sciences Po)
Sciences Po – CERI / Sciences Po – Atelier de cartographie
11/2013
C’est la troisième édition du Ceriscope. Combinant textes, cartes et vidéos, cette nouvelle édition entend être utile à tous ceux qui réfléchissent à la puissance, soit parce qu’ils veulent en enseigner les caractéristiques et en apprendre les contours, soit parce qu’ils souhaitent simplement y réfléchir en tant que citoyen.
À propos des auteurs
• Directeur du Ceri, Christian Lequesne est un spécialiste des acteurs et outils de la politique extérieure au sein de l’Union européenne ainsi que de la politique européenne de la France. On peut voir et entendre Christian Lequesne, avec Nadège Ragaru et Christopher J. Bickerton, dans un entretien intitulé L’Union européenne, une dérive raisonnée ? et dans un débat avec Elie Barnavie et Alain Dieckhoff, intitulé Israël et l’Europe. Filiations et ruptures pour l’émission de Sciences Po, Au fil des mots.
• 
 Marie-Françoise Durand a participé à la publication par Les Presses de Sciences Po, en 2013, de l’Atlas de la mondialisation : comprendre l’espace mondial contemporain – Dossier spécial États-Unis.

Diplomatie n°59 : Chine et États-Unis – Des puissances en déclins ?
AREION Group
11/2012
Le magazine Diplomatie est né en 2002. C’est le premier grand magazine français consacré aux relations internationales et aux conflits contemporains, financièrement et politiquement indépendant, à destination d’un large public francophone.
Pour atteindre cet objectif, la rédaction de Diplomatie s’est constituée autour de chercheurs et d’analystes internationaux sous la direction éditoriale d’Alexis Bautzmann, fondateur du magazine.
Au sommaire de ce numéro 59, un dossier qui interroge « le bilan de la politique étrangère des États-Unis » et une étude sur la « Chine et son inévitable décrochage économique. » Dossiers et études sont accompagnés d’un ensemble cartographique. À commander sur le site de l’éditeur.

Traders – Le marché secret des matières premières

Source : http://www.arte.tv
Source : http://future.arte.tv/fr/la-speculation-sur-les-matieres-premieres

© Roche Productions

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande. Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

Pour la première fois, un documentaire démonte les mécanismes de ce grand commerce mondial aux enjeux économiques, politiques et alimentaires majeurs, et révèle le quotidien de ceux qui en sont les principaux acteurs : les traders eux-mêmes, ces hommes et ces femmes qui achètent, transportent, revendent les marchandises et spéculent sur l’évolution de leurs prix. Des plantations de coton africain aux sociétés d’import de Hong Kong, des champs de soja brésiliens à la salle des marchés du Chicago Board of Trade, en passant par les ports de commerce de Santos et du Havre, cette enquête au long cours, sur quatre continents, pénètre au cœur du grand négoce international des matières premières. Une très ancienne corporation dont la règle de base est le secret, et qui nourrit tous les fantasmes.

  • Origine : ARTE F
  • Pays : France
  • Année : 2013

Qu’est ce que le salafisme ?

Source : http://ddc.arte.tv
11/2013

Le salafisme est une doctrine idéologique à la fois médiatisée et méconnue. Le Dessous des Cartes fait le point sur cet islam fondamentaliste qui rejette l’influence occidentale, et s’interroge sur ses évolutions récentes, au lendemain des révolutions arabes, alors qu’un nouvel espace politique s’est ouvert au Maghreb et au Machrek.

Passion arabe. Journal, 2011-2013
Gilles Kepel
Éditions Gallimard
03/2013
Présentation de l’éditeur
Le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, une ville du centre de la Tunisie, Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, s’immole par le feu et embrase le monde arabe. Les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi sont précipités dans les flammes, et l’incendie porte à Bahreïn, au Yémen et jusqu’en Syrie. En deux ans, les révolutions ont abattu des dictatures, mais fréquemment porté au pouvoir les Frères musulmans.
Le salafisme prolifère, nourri du désenchantement de jeunes et de déshérités dont la pauvreté s’est accrue. Et al-Qaida, qu’on croyait enterrée, resurgit de la Syrie au Mali. Que sont devenues la liberté, la démocratie, la justice sociale revendiquées par les « printemps arabes » ? Quel est le rôle des pétromonarchies du Golfe dans l’arrivée au pouvoir des partis islamistes ? Pourquoi le conflit entre sunnites et chiites est-il en train de détourner l’énergie des révolutions, tandis que la Syrie s’enfonce dans des souffrances inouïes ? Gilles Kepel, familier du monde arabe depuis quatre décennies, est retourné partout – Palestine, Israël, Egypte, Tunisie, Libye, Oman, Yémen, Qatar, Bahreïn, Arabie saoudite, Liban, Turquie, Syrie – et a rencontré tout le monde – salafistes et laïcs, Frères musulmans et militaires, djihadistes et intellectuels, ministres et fellahs, diplômés-chômeurs et rentiers de l’or noir.
De ce périple, il a rapporté un journal. Ecrit sur le vif puis enrichi au cabinet de travail, il capte en quatorze chapitres conçus comme autant de stations les déchirements intimes de ces sociétés. La passion de l’auteur y rend compte en écrivain, par la violence et les épreuves, et parfois l’espérance, d’une incoercible Passion arabe.

À propos de l’auteur
Membre senior de l’Institut universitaire de France, Gilles Kepel a écrit sur le monde arabe et l’islam contemporains une douzaine d’ouvrages qui ont reçu un écho international. Il a aussi fondé la collection Proche-Orient aux PUF, qui accueille en priorité les travaux de jeunes chercheurs. On peut lire sur le site du Monde des livres la chronique que fait Christophe Ayad du livre Passion arabe.

Le salafisme d’aujourd’hui. Mouvements sectaires en Occident
Samir Amghar
Éditions Michalon
09/2011
Présentation de l’éditeur
Depuis les attentats du 11-Septembre, les pouvoirs publics s’inquiètent de l’influence du salafisme en Europe et en Amérique du Nord. Ce mouvement fondamentaliste ne saurait pourtant se réduire à ses dérives terroristes. Il est désormais une référence pour une partie des musulmans qui vivent en Occident, puisqu’il propose une réponse aux questions morales, sociales et politiques que se posent les populations d’origine immigrée.
À la complexité du monde moderne, aux incertitudes morales et identitaires, aux difficultés sociales et économiques des quartiers de relégation, le salafisme oppose la voie des pieux ancêtres, ces premiers disciples du Prophète qui connurent un destin hors du commun. Ce n’est pas le moindre de ses paradoxes que de se prêter à une lecture générationnelle : en s’engageant dans l’étude du Coran et de l’arabe classique, les jeunes salafis prennent l’ascendant sur leurs pères illettrés, et fondent ainsi une nouvelle identité sociale.
Cette enquête passionnante, menée sur deux continents à la lumière des travaux de Max Weber sur les sectes, reconstitue l’univers social et idéologique des groupes salafistes, en analysant leurs techniques de mobilisation et leur travail de socialisation auprès des jeunes. Stéphanie Le Bars, pour le journal Le Monde, en propose sa lecture.

À propos de l’auteur
Docteur en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, Samir Amghar est actuellement chercheur post doctoral au Centre d’études et de recherches internationales de l’université de Montréal. Il a, entre autres, co-édité European Islam : The Challenges for Public Policy and Society, édité en 2007 par le Centre for European Policy Studies. Samir Amghar fut, comme spécialiste, auditionné par la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national lors de la séance de l’Assemblée nationale du mercredi 4 novembre 2009.

Généalogie de l’islamisme
Olivier Roy
Éditions Hachette. Collection Plurielle
01/2011
Présentation de l’éditeur
L’islamisme est une idéologie qui veut faire de l’islam et du respect intégral de la charia un modèle politique alternatif à la démocratie. Il va donc bien au-delà d’un simple fondamentalisme religieux. Ce livre en montre les origines, en restitue la filiation avec les idéologies tiers-mondistes, et en présente les principaux courants contemporains. Bien accueilli par les plus déshérités, l’islamisme n’en est pas moins un échec dans ses tentatives de réalisation positive : d’où l’évolution de certains vers un mouvement purement protestataire. voire terroriste. Dans sa préface, Olivier Roy revient sur les attentats du 11-Septembre, le mouvement de Ben Laden et l’Afghanistan. pour donner à comprendre les chemins de cette extrême radicalisation.

A propos de l’auteur
Agrégé de philosophie, spécialiste de l’Asie centrale contemporaine et de l’islam politique, auteur de nombreux ouvrages, directeur d’études à l’EHESS, Olivier Roy est détaché à l’Institut européen de Florence en tant que directeur du programme Méditerranée. Il explique, pour la revue Thema, en quoi l’islam et la laïcité sont une fausse opposition : à lire sur sur le site du CNRS.

Voyages au coeur de la planète islam. Diversité des sociétés musulmanes
Wendy Kristianasen
Éditions du Cygne
09/2011
Présentation de l’éditeur
Les révolutions arabes ont confirmé un paradoxe apparent : les revendications exprimées sont démocratiques dans leurs aspirations ; les mouvements islamistes demeurent une force importante dans les sociétés. Pendant de nombreuses années pourtant, nous avons été inondés d’informations sur « l’exception arabe », « la menace islamiste », « la guerre contre le terrorisme », « le choc des civilisations », l’islamisme. Les images succédaient aux images, mais ce flot d’informations, au lieu d’éclairer, créait la confusion et ne permettait pas de percevoir les changements profonds qui se produisaient dans le monde musulman. En lisant cette série d’articles écrits de 1993 à nos jours, on perçoit non seulement l’ampleur des changements du monde musulman et des musulmans eux-mêmes, mais aussi leurs causes profondes. Loin de toute explication culturaliste, les débats à l’intérieur de ces sociétés, à l’intérieur même des mouvements islamistes, témoignent des bouleversements en cours. De l’Iran au Maroc, de l’Égypte à l’Algérie en passant par la Palestine, nous verrons que les sociétés musulmanes sont très diverses et loin d’être homogènes… même si, partout, les femmes luttent pour leurs droits et ceux de leurs enfants.

À propos de l’auteur
Wendy Kristianasen est journaliste, spécialiste du Proche-Orient et du monde musulman. Elle est depuis vingt ans correspondante du Monde diplomatique et dirige depuis quatorze ans les éditions anglophones du magazine.
Les éditions du Cygne éditent les publications de l’institut bruxellois Medea qui œuvre depuis quinze ans à faire connaître le monde arabe, ses particularités et ses opportunités. Son but est de promouvoir les synergies et le dialogue entre deux régions voisines et complémentaires. Moyen-Orient 2012. Bilan géopolitique est coordonné par Sébastien Boussois, créateur du CCMO, Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient.

Vers un nouvel ordre du monde
Gérard Chaliand, avec la collaboration de Michel Jan
Éditions du Seuil
04/2013
Présentation de l’éditeur
Finalement, la domination absolue de l’Occident, européen puis américain, n’aura duré que deux siècles. Un nouvel ordre du monde s’élabore sous nos yeux, dont la crise actuelle, jointe à l’essor de l’Asie, révèle les traits. Mais contrairement à certaines idées reçues, la période que nous traversons n’a pas commencé avec la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide. Elle trouve sa source dix ans plus tôt, en 1979, quand surviennent la révolution khomeyniste, le deuxième choc pétrolier et le grand tournant initié par le dirigeant chinois Deng Xiaoping.
Deux facteurs majeurs expliquent la recomposition géopolitique actuelle : l’évolution de la démographie globale, qui voit l’Occident reculer par rapport au reste de la planète, et la mondialisation de l’économie, qui voit les pays dits émergents accéder aux premiers rangs. En analysant le parcours et les évolutions des grandes puissances, ce livre propose deux dimensions de lecture du monde contemporain, l’une dynamique, l’autre analytique.
D’une part, un récit, vif et informé, des grands événements qui façonnent notre globe et déterminent son avenir ; d’autre part, une approche plus synthétique de la nouvelle puissance, la Chine. C’est dans la conjugaison de ces deux axes que se dessinent les contours du monde de demain.

 À propos des auteurs
• Écrivain politique et poète, Gérard Chaliand est avant tout un homme de terrain, spécialiste reconnu des conflits armés. Il a contribué au renouveau de la géopolitique et a enseigné à l’Ena, à l’École de guerre et dans de grandes universités américaines. Gérard Chaliand propose dans le numéro d’automne 2013 de la revue Long Cours son analyse de l’un des ressorts, longtemps occulté, des conflits du Moyen-Orient : la « guerre froide » que se livrent les représentants des deux principaux courants de l’islam, les sunnites et les chiites. Il a récemment traduit trois poètes ottomans, ouvrage intitulé Je n’ai pas trouvé de chemin menant au monde, aux éditions de l’Aube, en poche.
• Sinologue réputé, membre du groupe de réflexion et d’intelligence stratégique Asie 21, Michel Jan a écrit les chapitres consacrés à la Chine.

Long cours n°5
Ouvrage collectif, sous la responsabilité éditoriale de Tristan Savin
09/2013
« Quand on s’intéresse à l’actualité internationale, à son déroulement chaotique, comment négliger l’importance de l’islam ? Trop souvent ramené à sa manifestation la plus violente – le terrorisme –, il relève pourtant, dans sa version politique moderne, d’une réalité plus complexe, héritière de l’Histoire, sujette aux aléas de la géostratégie et tributaire des velléités des puissances en présence, à la fois religieuses et financières. On ne peut appréhender la situation actuelle sans prendre en compte tous ces facteurs…. »  Tristan Savin, rédacteur en chef.
Pierre-André Hervé, pour Les Clés du Moyen-Orient, donne à lire les notes d’une lecture attentive et enthousiaste du dossier de ce numéro. Par ailleurs, le site des Clés du Moyen-Orient propose, dans un texte de Mélodie Le Hay, de revenir aux prémisses de la politisation de l’islam dont l’une des figures marquantes fut, au début du siècle dernier, Hassan al-Banna.

Moyen-Orient n° 13. Islam et Démocratie
Ouvrage collectif
Éditions Aerion
01/2012
Encore une édition très complète à laquelle ont participé des auteurs tels qu’Olivier Roy, Charles Saint-Prot, Samir Amghar ou encore Omar Saghi. L’éditorial est en ligne sur le site.

Qantara n° 89. Les années Nasser. Une histoire du panarabisme.
11/2013
Le numéro d’automne de Qantara, « le magazine des cultures arabe et méditerranéenne » de l’Institut du monde arabe, consacre un dossier spécial à l’histoire du panarabisme intitulé Les années Nasser. Une histoire du panarabisme.
Le site de la revue propose à la lecture l’éditorial de ce numéro.

Documentaire : Une vie de cochon

Documentaire d’Olivia Mokiejewski
Dans la collection « L’Emmerdeuse » incarnée par Olivia Mokiejewski.
Réalisé par Yann L’Hénoret et Olivia Mokiejewski.
Produit par Nilaya productions et France Télévisions

Source : http://www.france2.fr

« Les cochons ! Ils sont tout roses, si attachants avec leurs grands yeux. Et ils sont partout dans nos assiettes. Ils sont tellement présents que j’ai voulu connaître la face cachée de ma tranche de jambon. C’est l’histoire triste et vraie d’un système devenu absurde où il n’y pas de coupable mais dont nous sommes tous responsables. Un monde où les hommes et les animaux sont devenus des machines.

Il y a des moments où il faut être une emmerdeuse. » Olivia Mokiejewski Après s’être intéressée à la recette du Coca- Cola, l’emmerdeuse a décidé de se pencher sur le hamburger des Français, le jambonbeurre. On en consomme chaque jour plus de 2 millions. Il faut dire que quand on n’a pas beaucoup le temps de cuisiner, comme elle, le jambon c’est pratique, bon et pas cher. Le porc est d’ailleurs la viande la plus consommée en France et dans le monde. Le jambon blanc fait partie des dix produits les plus vendus de la grande distribution. L’image que nous vend l’industrie est celle d’un produit simple, sain et authentique dans laquelle le cochon n’apparaît jamais. D’ailleurs il y a 1,2 milliard de cochons sur terre et pourtant, on ne les voit jamais.

Olivia Mokiejewski a voulu savoir ce qu’il se cachait derrière cette tranche de jambon et son déguisement champêtre. Elle a tenté de suivre le parcours d’un cochon de l’élevage jusqu’à l’assiette. Et ça n’a pas été simple. La filière porcine est l’une des plus discrètes du secteur agroalimentaire. Et pour ne rien arranger, elle traverse une grave crise qui touche de plein fouet la Bretagne, la région du cochon. Cependant, certains acteurs de la filière (éleveurs, salariés d’abattoirs) qu’on entend rarement, et qui dénoncent ce manque de transparence, ont accepté de témoigner. Comment sont élevés les cochons ? A quoi ressemble le quotidien de ceux qui nous nourrissent ? Pourquoi estil si difficile de filmer dans une usine de jambon ? Quel est impact de notre consommation du « toujours moins cher » ? L’emmerdeuse a voulu regarder sa tranche de jambon droit dans « les yeux ».

Agences de notation, les nouveaux maîtres du monde

Documentaire de François Rabaté
Date de sortie : 2012 | Durée : 52 mn

Après Standard & Poor’s en début d’année, la deuxième agence de notation Moody’s, basée aux Etats-Unis, vient de dégrader la France. Le 19 novembre 2012, pour la seconde fois, le triple A a été perdu. Le 5 août 2011, coup de tonnerre : les Etats-Unis étaient dégradés par Moody’s. Mais les agences de notation demeurent auréolées de mystère pour le grand public. Seuls leurs noms sont familiers. Qui sont-elles au juste, que font-elles concrètement ? Une mission de sénateurs français enquête sur les agences de notation entre Paris, Londres et Bruxelles. A New York, dans le quartier de Wall Street, puis à Pékin auprès de l’agence de notation Dagong, les investigations se poursuivent.

Argent sale, le poison de la finance

Par Christine Guillemeau
pour http://www.france5.fr

Durée 52’
Auteur-réalisateur Nicolas Glimois
Production Mano a Mano, avec la participation de France Télévisions
Année 2012 

 

Dans une économie globalisée où la finance est reine, le crime organisé dispose de multiples canaux pour blanchir l’argent sale de ses trafics. Une enquête édifiante signée Nicolas Glimois.

Cosa Nostra en Sicile, ‘Ndrangheta en Calabre, Sacra Corona Unita dans les Pouilles, Camorra en Campanie, mafias américano-italienne, albanophone, turque, nigériane, japonaise, russe, triades chinoises, cartels latino-américains… le crime organisé étend sa toile. Qu’il provienne de la drogue, de la contrefaçon ou de la prostitution, l’argent de ses trafics prospère, atteignant des sommes colossales : pas loin de 700 milliards de dollars ! Tirant elles aussi partie de la mondialisation, les organisations criminelles n’hésitent plus à injecter des milliards dans l’économie légale partout sur la planète. « Nous parlons d’une menace pour l’humanité. Un poids économique si grand qu’une question se pose : où cela va-t-il nous mener ? » s’alarme Antonio Maria Costa, ancien directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
Ancrant dans le port calabrais de Gioia Tauro son enquête sur la collusion entre organisations mafieuses et finance mondiale, Nicolas Glimois décortique les mécanismes qui, depuis les années 1980, permettent à l’industrie du crime de blanchir en toute impunité son argent sale. Un exercice pédagogique alimenté par les interventions de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des élus comme le député calabrais Francesco Forgione et le maire de Naples Luigi de Magistris ; des observateurs du monde criminel tels que les essayistes Jean-François Gayraud et Xavier Raufer ; des « activistes » antimafia comme Ilaria Ascione et Stefan Gisler ; les spécialistes de la finance Martin Woods, John Christensen et les magistrats Roberto Di Palma, Jean de Maillard et Eric de Montgolfier. « Est-ce que le crime est devenu l’un des principaux éléments du moteur économique ? s’interroge ce dernier. Car, si c’est cela, prévient-il, cette criminelle organisation n’est pas seulement sournoise, elle est pernicieuse et, à terme, elle nous emportera. »

L’argent , le sang et la démocratie (À propos de l’affaire Karachi)

Source : http://www.arte.tv

 Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés de la Direction des constructions navales de Cherbourg. Aussitôt, l’organisation terroriste al-Qaida est désignée comme responsable. Dix ans après les faits, l’enquête va faire surgir, notamment grâce aux révélations de la presse et aux investigations du juge antiterroriste Marc Trévidic qui a repris le dossier en 2007, une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995. Quatre contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d’une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l’attentat de Karachi. C’est du moins l’une des pistes explorées par la justice qui relie désormais les deux dossiers.

Monde parallèle

Inspirée de l’ouvrage de Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme Le contrat – Karachi, l’affaire que Sarkozy voudrait oublier, paru chez Stock, cette remarquable enquête raconte avec pédagogie l’imbroglio politico-économique à l’origine de ce scandale d’État. Elle s’appuie, entre autres, sur des pièces à conviction troublantes (un document du ministère de la Défense listant les commissions, des notes contradictoires des services secrets français…) et fait défiler à la barre la plupart des acteurs clés des deux dossiers : les juges Bruguière et Trévidic, les ministres de la Défense Charles Millon, Alain Richard et Hervé Morin, d’ex-agents secrets, les filles des victimes, un survivant de l’attentat, etc. Au fur et à mesure se dessine un monde parallèle assez éloigné de la démocratie, où l’on s’arrange entre politiques pour valider des comptes de campagnes illégaux, où l’on infantilise les familles de victimes et où la corruption est usuelle pour conclure un contrat d’armement avec certains pays. Sans oublier les circuits tortueux suivis par les commissions et les rétro-commissions, brouillés par une myriade de sociétés offshore. Dans une mise en scène ironique, certaines images d’actualité apparaissent dans un théâtre de poche, allusion aux propos de Nicolas Sarkozy qui, en 2009, avait qualifié le lien entre l’attentat et la campagne Balladur de « fable ». Certains épisodes sont d’ailleurs contés par le comédien Éric Caravaca. La morale de la fable reste en revanche à écrire, car le juge Trévidic attend toujours la déclassification de documents secret défense…


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Jeux de Pouvoirs

Réalisateurs : Eric Gueret, Hugues Nancy
Source : http://www.arte.tv

Éprouvées par la crise de 2008, la France et l’Union européenne tentent de reprendre la main face aux marchés. Cette enquête à suspense nous introduit dans les coulisses du pouvoir, révélant un éreintant bras de fer entre mondes bancaire et politique.

Débouchant sur une crise économique dévastatrice, la déroute financière de 2008 a montré la fragilité du pouvoir politique face à une spéculation sans contrôle. Elle a aussi révélé pour la première fois qu’un État pouvait ne pas rembourser sa dette, exacerbant l’agressivité des marchés. Ceux-ci réclament aujourd’hui toujours plus de garanties aux gouvernements européens lorsqu’ils empruntent de l’argent, mettant en péril l’économie des pays du Sud. Jusqu’en 2012, l’Europe, suivant l’axe du tandem « Merkozy », a fait le gros dos et s’est rangée du côté de l’austérité. Mais l’élection de François Hollande a fait naître un nouvel équilibre au sein de l’Union.

Le 28 juin 2012, lors du Conseil européen, les chefs d’État français, espagnol et italien font plier la chancelière allemande : ce sera dorénavant l’Europe qui renflouera les banques et non les États. Mais celle-ci pose une condition : la création d’une union bancaire européenne qui assujettira ces établissements en cas de problème. De son côté, François Hollande annonce un projet de loi visant à réguler les activités des banques françaises. Aussitôt, les lobbyistes multiplient déjeuners et interviews, pour tenter d’influer sur sa rédaction. Une fois qu’il est présenté, des députés, emmenés par la dynamique Karine Berger, rapporteuse du projet, luttent pied à pied pour défendre leurs amendements.

Marathons législatifs

Cette formidable enquête nous entraîne au cœur de batailles, feutrées mais sans merci, entre mondes politique et bancaire. « C’est eux ou nous », résume le Belge Philippe Lamberts, député vert européen, qui, au bout de deux ans de marathon législatif, a réussi à faire adopter une loi rendant plus transparentes les activités des banques dans les paradis fiscaux. Ce documentaire nous fait vivre chaque petite victoire et coup fourré avec suspense, grâce à un montage nerveux et aux interviews des acteurs clés du dossier : outre les deux hérauts susmentionnés, le commissaire européen Michel Barnier, le président François Hollande, le président du Parlement européen Martin Schulz, ainsi que des journalistes, des experts et des responsables bancaires. Il nous introduit dans les coulisses tortueuses de l’Assemblée nationale, de Bercy et de Bruxelles, et dévoilent les tractations internes, qui, grâce à la détermination de quelques-uns, aboutissent parfois à reprendre la main face à un monde financier, à qui l’on avait tout permis.

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Les secrets de la forteresse Europe

Réalisateur : Michael Richter
Source : http://www.arte.tv

Une enquête dans les coulisses de Frontex, l’agence européenne en charge de la lutte contre l’immigration clandestine, que certains défenseurs des droits de l’homme accusent de traitements dégradants et d’entorses à la loi.

La zone d’intervention de l’ »Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures », appelée Frontex, s’étend des eaux internationales au large de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Ukraine. Cette agence envoie des policiers et du matériel des plus sophistiqués pour renfort aux autorités nationales dans leur lutte contre l’immigration clandestine. Actuellement, la frontière entre la Grèce et la Turquie est l’une des plus surveillées : dans la vallée de l’Évros, des agents Frontex venus de toute l’Europe patrouillent aux côtés de policiers grecs. En Méditerranée occidentale, les frontières maritimes entre l’Afrique et l’Europe font aussi l’objet d’opérations renforcées supervisées depuis Madrid. L’agence affirme que ces interventions permettent de réduire le nombre d’entrées illicites en Europe. Mais elle est régulièrement montrée du doigt par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent les conditions de vie déplorables des réfugiés placés dans des centres de détention, parfois pendant des mois. Dans ce documentaire poignant, le réalisateur Michael Richter recueille les témoignages d’Afghans qui vivent avec la peur au ventre dans les rues d’Athènes.

Le ventre de Tokyo

Source : http://www.arte.tv

Un état des lieux de cette mégapole de 36 millions d’habitants, dix-sept mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima. Des poissons au césium à la pollution tous azimuts, le bilan dressé par les habitants de Tokyo (poissonniers, éboueurs, employés du service des eaux…) est accablant.

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Alternative Player

ÉVASION FISCALE, LE HOLD-UP DU SIÈCLE

Source : http://www.arte.tv
Source : http://www.arte.tv/sites/fr/evasion-fiscale

Documentaire de Xavier Harel, en collaboration avec Rémy Burkel (France, 2013, 1h30mn) – Coproduction : ARTE France, Maha Production

De la Suisse aux îles Caïmans en passant par Jersey, un tour du monde très pédagogique des paradis fiscaux où sont dissimulés des milliards de dollars, détournés de la richesse publique.

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport…) payés par les autres. Ce monde existe : c’est le nôtre. Aujourd’hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d’euros de bénéfice et ne pas payer un euro d’impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l’abri du secret bancaire suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey. L’évasion fiscale a pris de telle proportion qu’elle menace aujourd’hui la stabilité de nos États. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l’équivalent des deux tiers de la dette mondiale !

Le pillage de nos richesses

Xavier Harel, journaliste et auteur de La grande évasion, le scandale des paradis fiscaux, nous emmène aux îles Caïmans, dans le Delaware aux États-Unis, à Jersey, en Suisse ou encore au Royaume-Uni pour nous faire découvrir l’industrie de l’évasion fiscale. Il démonte avec humour les savoureux montages de Colgate, Amazon ou Total pour ne pas payer d’impôt. Il dénonce aussi le rôle des grands cabinets de conseil comme KPMG, Ernst and Young ou Price Water House Cooper dans ce pillage de nos richesses. Il révèle enfin au grand jour l’incroyable cynisme des banques comme UBS ou BNP qui ont été renflouées avec de l’argent public mais continuent d’offrir à leurs clients fortunés des solutions pour frauder le fisc. Mais l’évasion fiscale a un prix. En Grèce, Xavier Harel nous montre comment un pays européen a basculé dans la faillite en raison de son incapacité à lever l’impôt. Faillite qui nous menace tous si rien n’est fait pour mettre un terme à ces incroyables privilèges dont jouissent aujourd’hui les grandes entreprises et les riches fraudeurs.

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