NSA : l’espionnage toujours en cours

Source : http://www.datasecuritybreach.fr/nsa-lespionnage-toujours-en-cours/

04 Jan 2016

Le Wall Street Journal a rapporté que la NSA a espionné le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses principaux collaborateurs.

Le président Obama et son administration continuent l’espionnage des alliés et alliés « pour du semblant ». Le Wall Street Journal a confirmé l’espionnage numérique du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de ses principaux collaborateurs. Comme le rapporte le WSJ, une mise sur écoute « de certaines conversations privées avec les législateurs américains et des groupes américano-juif». La NSA voulait clairement emmagasiner de l’information sur les tentatives de sabotage des accords avec l’Iran.

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Ce que la censure réserve aux Russes en 2016

Source : https://fr.globalvoices.org/2016/01/02/193414/

02 Jan 2016

Alexander Zharov n’est généralement pas considéré comme faisant partie des plus influents représentants de l’Etat russe, mais il est à la tête de Roskomnadzor, l’agence gouvernementale chargée de réguler et de censurer les médias (internet y compris). Par le passé, Zharov était supplanté dans les médias par son propre représentant, Maxim Ksenzov, qui a fait les Unes des journaux après diverses plaintes et accusations controversées, comme une remarque faite en mai 2014, lorsque Ksenzov a affirmé que les régulateurs pouvaient bloquer Twitter ou Facebook “en quelques minutes”.

Le 25 décembre, toutefois, Ksenzov a annoncé officieusement qu’il quitterait son poste au début du mois de janvier. Quatre jours plus tard, Zharov s’est lancé sous les feux des projecteurs en accordant un long entretien au site d’information Gazeta.ru, donnant ainsi aux Russes un avant-goût de ce qui les attend en 2016 de la part de leur censeur national d’internet.

L’interview couvre tous les domaines. Zharov évoque les frictions entre Roskomnadzor et Wikipédia (qui a résisté aux efforts déployés par le gouvernement russe pour censurer des articles sur les drogues illégales), les proxys anonymiseurs, l’emploi des mots “ISIL” et “Daesh”, et la nomination de German Klimenko, nouveau conseiller internet de Vladimir Poutine. Ci-dessous, nous vous fournissons un résumé détaillé des trois sujets abordés par Zharov avec Gazeta.ru : évaluer la normalité de la censure médiatique russe, mesurer le succès de la censure russe et réguler le marché russe des applications de messagerie pour téléphones.

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Délateurs en pantoufles

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/RAMONET/54393

Dec 2015

Beaucoup de personnes se moquent de la protection de la vie privée. Elles réclament, au contraire, le droit de montrer et d’exhiber leur intimité. Cela peut surprendre, mais, en y réfléchissant, un faisceau de signes et de symptômes annonçaient depuis quelque temps l’inéluctable arrivée de ce type de comportement qui mêle inextricablement voyeurisme et exhibitionnisme, surveillance et soumission.

Sa matrice lointaine se trouve peut-être dans un célèbre film d’Alfred Hitchcock, Rear Window (Fenêtre sur cour, 1954), dans lequel un reporter photographe (James Stewart), immobilisé chez lui, une jambe dans le plâtre, observe par désœuvrement le comportement de ses voisins d’en face. Dans un dialogue avec François Truffaut, Hitchcock expliquait : « Oui, l’homme était un voyeur, mais est-ce que nous ne sommes pas tous des voyeurs ? » Truffaut l’admettait : « Nous sommes tous des voyeurs, ne serait-ce que lorsque nous regardons un film intimiste. D’ailleurs, James Stewart, à sa fenêtre, se trouve dans la situation d’un spectateur assistant à un film. » Puis Hitchcock observait : « Je vous parie que neuf personnes sur dix, si elles voient de l’autre côté de la cour une femme qui se déshabille avant d’aller se coucher, ou simplement un homme qui fait du rangement dans sa chambre, ne pourront pas s’empêcher de regarder. Elles pourraient détourner le regard en disant : “Cela ne me concerne pas”, elles pourraient fermer leurs volets, eh bien ! elles ne le feront pas, elles s’attarderont pour regarder (1). »

A cette pulsion scopique de voir, de surveiller, d’espionner correspond, en contrepoint, son contraire : le goût impudique de se montrer. Et celui-ci, depuis l’essor d’Internet, a connu une sorte d’explosion par le biais, surtout, depuis 1996, des webcams. On se souvient, par exemple, des cinq étudiants, garçons et filles, d’Oberlin, dans l’Ohio (Etats-Unis), qui, au début de la mode webcam, s’exhibaient en ligne (www.hereandnow.net) tous les jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où qu’ils se trouvent dans les deux étages de leur pavillon. Ils vivaient sous la surveillance d’une quarantaine de caméras volontairement disposées partout dans leur demeure. Depuis, ils sont des milliers, célibataires, couples, familles, qui invitent sans gêne les internautes du monde à partager leur intimité et à les regarder vivre sans pratiquement aucun interdit (2).

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